Où se trouve vraiment l'argent
Un photomaton, c'est une structure, un appareil photo, une imprimante et une licence logicielle. La structure est la partie qui vieillit le mieux et celle que les acheteurs regardent le plus, ce qui est exactement l'inverse de ce qu'il faudrait faire. L'imprimante et la licence sont ce qui transforme un photomaton bon marché en photomaton cher : une imprimante à sublimation thermique en panne ou une licence qui ne se transfère pas avalent toute l'économie d'un coup. Une imprimante photomaton se juge d'ailleurs sur son compteur de tirages et sur la disponibilité de ses rouleaux, jamais sur son âge affiché dans l'annonce.
Évaluez donc un photobooth d'occasion comme la somme de ses pièces, pas comme une remise sur le neuf. Tout ce que vous devrez remplacer dès la première saison n'est pas une économie, c'est une facture reportée.
Le calcul change selon le format. Une cabine photo d'occasion se juge surtout sur la menuiserie et les charnières, parce que l'électronique se remplace et pas le meuble. Une cabine photomaton d'occasion d'époque, celle qui développait en argentique, n'est pas une machine d'exploitation : c'est un objet de décoration lourd à déplacer. Une borne à selfie d'occasion se résume à un pied, une tablette et une imprimante, donc son prix ne devrait jamais dépasser la somme des trois. Et un photobooth 360 d'occasion se juge au moteur et au roulement, les deux pièces qui encaissent tout le poids de la rotation.
La liste de vérification
- Faites-le tourner en entier, devant vous. Capture, gabarit, tirage. Un vendeur qui refuse de l'allumer vous dit quelque chose.
- Modèle d'imprimante et tirages déjà faits. Est-ce un modèle actuel à sublimation thermique, les consommables se vendent-ils encore, et combien de tirages a-t-il produits à peu près ? Notre guide des imprimantes passe en revue les modèles encore d'actualité.
- Transfert de licence, par écrit. Demandez au vendeur de confirmer auprès de l'éditeur du logiciel que la licence passe à votre nom, avant tout paiement. C'est la mauvaise surprise la plus fréquente.
- Structure et charnières. Regardez les pièces que l'on manipule à chaque événement : charnières, loquets, roues et le panneau sur lequel une main pousse toujours. C'est là que la vie en camion se voit en premier.
- Nombre de déclenchements de l'appareil photo. Cela se vérifie en une minute et vous dit combien le photomaton a travaillé. Voyez ce que doit vraiment faire un appareil photo de photomaton.
- Pièces détachées. Si le modèle n'est plus fabriqué et que le constructeur a disparu, vous possédez une machine qui s'arrête le jour où quelque chose casse.
Demandez pourquoi il est en vente
Il y a des opérateurs qui quittent le secteur, qui changent de format ou qui réduisent leur flotte, et ces photomatons sont souvent de très bons achats. Ceux dont il vaut mieux s'éloigner sont ceux qui se vendent parce que quelque chose a déjà lâché : une imprimante que personne ne veut remplacer, un abonnement expiré, un format qui ne se réserve plus. Dans ce cas, vous n'achetez pas la machine, vous achetez son problème.
Quand le neuf revient moins cher que l'occasion
Cela arrive plus souvent que les vendeurs ne l'admettent. Le prix de départ de nos photomatons correspond à la machine avec son logiciel, sans appareil photo ni imprimante, exactement ce qu'il faut à un opérateur qui possède déjà ces pièces. Face à un modèle d'occasion qui a besoin d'une imprimante neuve et d'une nouvelle licence, le neuf gagne souvent sur le prix et gagne haut la main sur tout ce que vous ne pouvez pas vérifier sur une machine de seconde main.
Comparez honnêtement avant de décider : la gamme actuelle avec les prix hors taxes, et combien coûte un photomaton pour les chiffres d'exploitation. Si l'occasion reste malgré tout ce qui colle à votre budget, achetez-la avec cette liste en main.